« Ce chapitre s'intitule État d'âme. Et avant de le clôturer, je voudrais faire une anecdote, une brève allusion à une personne. Je ne citerais pas son nom de peur qu'elle ne perde son humilité. Cependant, j'espère avec ferveur, qu'elle sait au fond d'elle même qu'elle reste un miracle. Elle avait abordé la vie avec autonomie mais si naïvement. Elle était un être se débattant dans l'océan, parmi d'autres êtres dont elle ignorait le fonctionnement. Elle ignorait la mort comme elle ignorait qu'elle vivait. Elle était. Mainte et mainte fois, s'était trompée, elle avait pleuré avec un immense désespoir, elle avait crié avec tant de rage, elle avait regardé amèrement ce monde avec tellement de sincérité. Les larmes au yeux je l'ai aimé, cet état d'âme. Déplorable, debout sous la pluie, sans aucune échappatoire, une fatalité. Comme si la pluie brûlait sa peau, elle restait là sans aucun moyen de s'en sortir. Elle vivait. Livrée à elle-même sous le regard méprisant des passants. Elle souffrait. On avait omit de lui dire que là bas, les sourires n'endormaient pas la haine, on ne pensa pas nécessaire de lui apprendre que la mort était la vie, sans douleur. On avait causé sa perte, lente, douloureuse mais radicale. Malgré elle, la colère était inutile, comme la vengeance, la violence, la confiance, la compassion, la fraternité, l'amour, la passion. Elle était tombé. Elle avait été. Elle avait vécu . Elle avait souffert. Elle mourrait. Elle était pourtant une des rares à n'avoir jamais fait semblant d'aimer la vie. »